Genesis - Bernard Beckett

 

 

Une société qui craint la connaissance est une société qui se craint elle-même.

Genesis

 

Titre: Genesis

Auteur: Bernard Beckett

Genre: Science-fiction

Editeur: Gallimard Jeunesse

Date de parution: 2009

Nombre de pages: 190

Prix: 11,50€

 

Mon resume

Anaximandre s'est longtemps préparée. Elle est maintenant prète à affronter le jury pendant cinq heures. Elle va leur présente son sujet et répondre à leurs impitoyables questions. Mais il semblerait que les choses ne soient pas aussi simple qu'elle le pensait et elle va vite commencer à douter.

 

Mon avis

Tout d'abors, laissez moi vous dire qu'on ne ressort pas indemne de la lecture de ce livre. J'ai été dessuite inriguée par la présentation qui en était faite. On annonçait un "mélange de philosophie et de science-fiction". Alliage qui, selon moi, ne pouvait se révéler que détonnant. Je n'ai pas été déçue du tout!

Le livre tout entier se passe dans un seul bâtiment. Au début, j'ai eu un peu peur de m'ennuyer mais Bernard Beckett a su m'envouter. On plonge dans l'univers de l'auteur sans trop savoir à quoi s'attendre. Les informations viennent au fur et à mesure du récit et on tente de se représenter, avec ce qu'on nous dit, le contexte du récit. On apprend l'histoiredu monde où vit Anax à travers les réponses qu'elle donne au jury. J'ai vraiment admiré le travail de l'auteur qui à amené les choses d'une manière remarquable.

En effet, la civilisation d'Anaximandre est en fait ce qu'il reste de l' "Humanité". J'ai beaucoup aimé la manière dont est expliquée la décadence de la Terre, je l'ai trouvée très réaliste. Ici, pas de catstrophes nucléaires où de virus mortel, seulement la bêtise humaine qui mène le monde à sa perte.

En réalité, dans ce livre, on est dans un flou constant. Malgré les informations qu'on nous donne, on voudrait en savoir toujours plus. On ne sait presque rien d'Anax mais je l'ai bien aimée. Elle répond aux examinateurs de manière très convaincue, elle donne son opignon avec des arguments...

Durant la présentation qu'elle fait de son sujet, on en apprend beaucoup sur un certain Adam Forde. Puis, Anax présente des hologrammes reconstituants des scènes de la vie de cet homme. On assiste alors à de grands débats sur ce que ça signifie vraiment être humain, si les intelligences artificielles sont si differentes des Hommes et d'autres sujets comme ceux là. La philosophie se marie magnifiquement bien avec l'univers futuriste.

L'auteur écrit d'une manière très concise. Il privilégie les dialogues, dans lesquels on apprend tout ce que l'on doit savoir. Cela donne au roman un aspect très visuel, très vivant. J'ai vraiment été impressionnée par le talent de l'auteur qui arrive à nous décrire une civilisation entière grâce à une série de questions. 

La fin est juste époustoufflante! Elle remet tout le récit en question tant elle est inattendue. Pourtant je l'ai trouvée tellement logique et vraie, le livre ne pouvait pas se terminer d'un autre manière. Sans la fin, ce roman n'est plus entièrement ce qu'il est. 

 

Le petit extrait

Je ne suis pas une machine. Qu'est-ce qu'une machine peut connaître de l'odeur de l'herbe humide au petit matin ou du son d'un bébé qui pleure ? Je suis la sensation de la chaleur du soleil sur ma peau ; je suis le frémissement d'un petit vent frais qui me berce. Je suis les endroits que je n'ai jamais visités, mais que j'imagine en fermant les yeux. Je suis le goût de l'haleine d'une fille, la couleur de ses cheveux.
Tu t'es moqué de ma faible durée de vie, mais cette peur de mourir, c'est justement ce qui insuffle la vie en moi. Je suis le penseur qui pense à la pensée. Je suis la curiosité, je suis la raison, je suis l'amour et la haine. Je suis l'indifférence. Je suis le fils de mon père, qui était lui-même le fils de son père. Je suis la raison pour laquelle ma mère a ri et celle pour laquelle elle a pleuré. Je suis l'émerveillement et la merveille. Certes, le monde peut actionner tes boutons quand il traverse tes circuits. Mais le monde ne passe pas à travers moi. Il y reste. Je suis le monde et le monde est ce que je suis. Je suis le biais par lequel l'univers en est venu à se connaître. Je suis la chose qu'aucune machine ne parviendra à fabriquer. Je suis le sens.

 

Conclusion

Un roman exceptionnel et tellement original! Une histoire vraiment bien écrite avec une intrigue très bien construite. Un questionnement philosophique tourné à merveille et une fin juste extraordianaire. Ce roman à de quoi vous faire réfléchir!

C'est un coup de coeur

Coup de coeur

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×